ACOKA 2017-04-19T14:43:40+00:00

ACOKA

(2006)

CONCEPTION DE LA PIECE

Açoka est le nom d’un ancien roi de l’Inde 600 ans avant Jésus Christ, il est une sorte de Constantin du bouddhisme. Il fut le roi de l’empire Maurya qui englobait les bassins du Gange et de l’Indus. Il commença par entreprendre, comme les autres rois de l’époque, des guerres de conquête, puis pris de remords à la vue des horreurs de la guerre, il se mit à haïr toute forme de violence et se sentit attiré par la douceur et la pitié que lui inspira le bouddhisme. Il consacra sa vie à propager la doctrine du Bouddha et à faire accepter par son peuple la charité universelle. La pièce porte donc le nom de cet Açoka dit le pieu et s’articule autour du PRAKRITI. Le PRAKRITI est le symbole de l’équilibre de l’homme et de l’humanité. Il est formé de trois fils entrelacés d’un même cordon. Le premier fil est le SATIVA qui représente le fait d’être vrai, il est le principe lumineux, la pureté et la bonté. Le deuxième se nomme le TAMAS, il est l’obscurcissement. Il est l’ignorance, il génère le mal et la douleur. Le dernier est le RAJAS, la coloration. Il est le principe actif, il est l’amour, le désir, la poursuite du bonheur terrestre. Trois fils pour trois actes d’une pièce qui cherche l’équilibre de notre humanité, de notre société. La pièce ne cherche pas à défendre la doctrine du bouddhisme car l’éternel est un même s’il porte pour les hommes beaucoup de noms. Cette œuvre s’inspire seulement de la philosophie qui émane du bouddhisme et de l’hindouisme pour créer une vision d’un autre monde.

Philippe Tréhet

L’UNIVERS SONORE

A l’arrivée se côtoient des pièces orchestrales de Michaël Levinas, d’autres pour ensemble vocale de et , l’improvisation solitaire d’un flûtiste du Rajasthan et un thème de Frédéric Schmidely, réarrangé spécialement pour l’occasion. Tandis qu’est mise en avant dans chacune de ces œuvres, la dimension théâtrale du jeu instrumental, le travail électroacoustique se propose d’explorer en s’appliquant sur l’ensemble de cet éventail purement musical mais apparemment très disparate, les liens inconscients que le chorégraphe, dans son choix et son ressenti, a déjà tissé, et de les mettre (de les émettre) en évidence sonore.

DISTRIBUTION

(2006)

Chorégraphie : Philippe Trehet

Musique : Jean-Jacques Schmidely

Création lumière : Laurent Souchay

Vidéo : Grégory Desforges

Danseurs : Na ama Crystal, Françoise Durand, Lorène Simon, Sandra Zaragoza, Florence Divert Issembourg, Sergio Cruz, Julien Thibault, Thibault Colomb

Durée : 55 minutes

Lieu : Le Volcan

TEASER

PHOTOS

REVUE DE PRESSE

Tiphaine Roquette,

(Le Havre Presse)

Un langage émotionnel

…Pas de panique, Açoka n’est ni une création mystique ni une œuvre obscure. Pour Philippe Tréhet, la danse est avant tout un expérience émotionnelle. Coté création, la danse n’en reste pas moins un moyen d’expression. Derrière les principes bouddhistes pointe une analyse de la société moderne. Premier acte, la pureté. Vêtus de blanc, les corps se font aériens. La gestuelle est épurée. « Un troupeau d’anges », confie Philippe Tréhet. Mais les anges se transforment vite en personnages solitaires. Danse énergique mais fracturée. Les mouvements se fragmentent pour symboliser la dureté de la société. Le spectacle se finit cependant sur une touche positive, la symbolique du sentiment et du désir amoureux. Par des arrondis de bras et de corps, les danseurs s’humanisent. Philippe Tréhet se sert ainsi de la danse comme d’un langage. Esprit et mouvement sont inséparables…

Bernard Perrot, 

(Paris Normandie)

Le public séduit par l’originalité de l’œuvre

…Trois parties, trois styles de danse différents, qui mettent en valeur les qualités des huit interprètes, portées à leur plus haut niveau de perfection. Dans la première partie, poses plastiques, posture de yoga, alternance de mouvements lents et rapides, portés et jetés audacieux constituent autant d’hommages à la beauté du corps éthéré. Changement complet de registre dans la deuxième partie : la souffrance s’exprime par des mouvements mécaniques saccadés ; les corps disloqués, désarticulés défilent sur la scène comme des pantins ridicules, exprimant la tension, la colère, la haine. Le spectacle prend fin sur l’harmonie retrouvée entre les corps, un hymne au désir et à l’amour : les couples se frôlent, s’étreignent dans un tendre corps à corps chargé d’érotisme. L’originalité de la démarche de Philippe Tréhet et la performance de ses danseurs ont été saluées par de longues ovations d’un public d’inconditionnels….