LE COULOIR DE GALILEE 2017-02-20T10:17:25+00:00

Ma chorégraphie n’est pas uniquement ce que l’on pourrait appeler de la danse d’émotion, même si l’émotion en fait partie… elle n’est en aucun cas hystérique ou exacerbée, non plus purement géométrique. Ce n’est pas une étude sur le mouvement, sur sa forme, mais sur son contenu. Elle est théâtrale, car je me sens naturellement proche de cette conception de la danse.

Le spectacle existe parce qu’il est le reflet d’une réalité.

Ce ne sont pas seulement les idées qui font l’art, mais la générosité, la spontanéité. Il faut disparaitre soi -même pour que la création puisse apparaître… il faut atteindre l’osmose entre tête, corps et coeur.

Quand la création s’annonce, je me mets à l’écriture… j’ai besoin d’inscrire une histoire, pour m’emplir de mots, de sensations de sentiments : j’y ajoute des souvenirs, y fais intervenir des lieux, puis j’oublie tout de cette préparation mentale. De ce conditionnement, je plonge avec le corps qui fusionne avec l’esprit… alors la création existe elle devient chorégraphie…

LE COULOIR DE GALLILEE

Création pour 10 danseurs

(1992)

…Je suis sensible à l’existence des interférences entre les arts… l’une des plus importante avec la danse est la musique. J’ai la chance d’avoir rencontré Romain Ponsot et Jean-Jacques Schmidely : deux compositeurs, metteurs en son, en musique, en idée… leur univers est passion, richesse et générosité. Tous deux font partie de la structure artistique  MCAS Production (les Magasiniers du Courant d’Air Sale) regroupant des musiciens aux pratiques différentes, motivés par une démarche volontaire et résolument contemporaine. Notre collaboration est de plus en plus profonde et harmonieuse… ils signent l’intégralité du tryptique « Le Présent des Anges ».

La mise en lumière est l’oeuvre de Philippe Ferbourg : depuis toujours il conçoit les éclairages des différentes pièces de la Compagnie. C’est au hasard de nos promenades, à parler du soleil, des nuages, des différentes heures de la journée, que je me suis rendu compte de l’importance qu’a pour lui la magie de la vie… c’est un magicien.

La démarche intellectuelle qui précède notre travail est au service de la sensibilité, de l’émotion… elle engendre et génère le besoin du mouvement, la spontanéité du geste.

Danse du quotidien, bonheur partagé, douloureux enfantement, la création chorégraphique « Le Présent des Anges » nous est essentielle.

Philippe Tréhet

…Ma danse se nourrie de l’histoire des hommes, la valeurs humaines me sont primordiales, elles soutiennent mon travail.

Telle est la rencontre que je souhaite avec les danseurs de la Compagnie, ceux qui sont avec moi depuis toujours et avec ceux qui nous rejoignent depuis 1990.

L’amitié et le respect mutuel, sans conflit ni rapport de force, permettent à la création de naître… puis de la partager…

Le tryptique est un seul et même voyage à plusieurs étapes.

Voyage de l’imaginaire de ces danseurs qui en réalité ne cessent de se trouver sur la place de la ville qui mourait, seuls les uns parmi les autres. Ils avaient essayé le départ dans ce qu’ils nommaient l’exode.

De lamentations en amour, ils ont ouvert le bal. Après avoir célébré le désarroi, ils ont ouvert le bal. Après avoir célébré le désarroi, ils fermèrent les yeux et se perdirent dans l’inconnu en connaissant l’émoi.

Désormais c’est Galilée qui a pris possession des lieux, il est maître du temps, il l’arrête, le précipite, le remonte. Il sert et manipule, il est ange et démon.

Les couleurs de la fête ont changé, le vert et le orange remplacent le rouge, jaune et bleu des lumières de la ville.

Sinon, tout est blanc, jusqu’aux drapeaux qui annoncent les mystères futurs.

Les traces, les marques, les pas, les mauvaises mémoires disparaîtront sous la neige qui tombera sur le couloir de Galilée.

Le temps d’oublier puis d’oser la vérité.

DISTRIBUTION

(2006)

Chorégraphie : Philippe Trehet

Musique : Jean-Jacques Schmidely / Romain Ponsot

Chanteuse : Soraya Mahdaoui

Acteur : Fabrizzio Pazzaglia

Text : Philippe Ferbourg

Création lumière : Laurent Souchay

Vidéo : Grégory Desforges

Danseurs : Calwin Coderch, Yoona Crals, Florence Issembourg, Patrice Leroy, Sandrine Prevel, Sylvie Rouzes, Philippe Trehet, Christine Vivier

Durée : 53 minutes

Lieu : The Place Theatre

TEASER

PHOTOS

REVUE DE PRESSE

Alain Milianti,

(Metteur en Scène, Directeur du Volcan Maison de la Culture du Havre)

J’ai vu « Une ville peut mourir » par courtoisie et curiosité puisque je ne savais rien alors du « Galet Gris » : motivations qui n’ont rien à voir avec l’art mais avec la civilité.

J’ai voulu m’associer à la prochaine création de cette équipe par conviction artistique, parce qu’entre temps j’ai vu danse Philippe Trehet et sa compagnie.

Il m’est excitant de me lier au seul nom des émotions que l’on m’a données et de la certitude que j’en tire d’avoir à faire à de vrais et bons artistes.

Je ne dirai qu’une seule chose : Philippe TREHET en dansant, de bout en bout , m’a comme enfermé dans un temps et une pulsation émotive qui étaient les siennes. Cette puissance et cette beauté je ne les ai pas oubliées et c’est plein d’impatience et d’excitation que je veux m’engager dans  » Le Couloir de Galilée ».