Quatre Etages 2017-04-19T15:30:31+00:00

QUATRE ETAGES

(2002)

Entrer dans cet édifice de quatre étages, les visiter l’un après l’autre, c’est découvrir successivement quatre univers qui présentent autant de similitudes entre eux, que les personnages qui les habitent offrent de différences.

Entrer dans cette construction, c’est reconnaître du rez-de-chaussée à la terrasse certains de nos gestes, des plus familiers aux plus empreints de spiritualité. C’est découvrir la complexité de l’être humain face aux mystères de la nature humaine. C’est parcourir une galerie de portraits et de points de vue sur notre façon d’appréhender notre humanité.

Creuset d’une vision personnelle du monde, du réel et du sacré, incarnée dans le sensible, point d’intersection permanent dans l’espace et dans le temps, dans la forme et dans le fond, une oeuvre chorégraphique est toujours un questionnement sur la danse.

Franchir le seuil de cette habitation, c’est aussi investir une démarche créatrice, l’architecture même du ballet. C’est prendre la mesure de tous les éléments dont nous disposons (le son, la lumière, les personnages) pour construire notre propre univers. Ces élements motivent et sous-tendent l’élaboration de l’oeuvre. Franchir le seuil de cette habitation, c’est entrevoir derrière l’univers personnel de l’artiste, cet univers des possibles que constitue le langage chorégraphique.

« Quatre Etages » donnant lieu à quatre pièces chorégraphiques, toutes, chacune à sa façon, options simultanées de langage et de vie.

Philippe Tréhet

Première Pièce – 9 danseurs
Durée: 15 minutes

L’homme face à la nature.
Une danse légère, emplie d’eau et d’oxygène, abstraite, d’une beauté simple.
Une sorte d’hommage à toute forme de vie.

Deuxième Pièce – duo
Durée: 10 minutes

Un homme vivait avec un ange, un ange à qui il parlait, avec qui il dansait. Un ange qui fut un homme.
L’homme maintenant doit vivre seul. II n’a pas encore trouvé la force, la raison de continuer à vivre après la mort de l’être aimé.
Alors l’ange revient mettre le temps en route, lui montrer le chemin de la vie, lui redonner confiance. II revient sur le passé, il fait danser l’homme dans l’empreinte du souvenir de l’être aimé. Acceptant ainsi la douleur de la perte pour ne garder que la force de l’amour.

Troisième Pièce – duo
Durée: 10 minutes

Le souvenir de l’amour perdu est donné à voir. C’est grâce à un mouvement presque primitif que le couple se retrouve, dans un rêve éveillé.

Entracte : 10 minutes

Quatrième Pièce – 9 danseurs
Durée: 40 minutes

Neuf personnes se retrouvent ce soir-là et échangent leurs différences. Quatre couples et leur hôte font et défont leurs histoires, avec plus ou moins de pudeur, de force, de rupture ou d’harmonie. Ici, c’est de la relation à l’autre qui est sans cesse questionnée. Malgré certaines impossibilités mises en évidences, c’est la foi en l’humanité qui conduit l’histoire de ces quatre couples et de cet homme qui les reçoit.

DISTRIBUTION

(2002)

Chorégraphie : Philippe Trehet

Musique :

Création lumière :

Vidéo :

Danseurs : Sergio Cruz, David Rodrigo, Patrice Leroy, Suzanne Holden, Nadja Debuf, Dorian Cretey, Yoona Crals

Lieu :

TEASER

PHOTOS

REVUE DE PRESSE

Avec générosité, Philippe Tréhet invite le public à partager l’intimité de ses créations, qui, à travers une technique maîtrisée de la danse et de l’écriture chorégraphique, visent à faire naître l’émotion.

« Quatre étages » est un programme composé de quatre pièces courtes aux univers à priori fort différents. Elles ont toutefois en commun de s’intéresser, jusqu’à parfois l’exaspération, aux mêmes notions d’intériorité, d’extériorité, d’intimité, à l’idée de frontière entre « le dedans » et « le dehors ». Ensemble elles donnent à voir, chacune à sa façon, un même espace intime toujours changeant.

Les danses développent au fil des interrogations que suscitent les relations sociales qui se nouent – qui se jouent – entre les protagonistes, en rapport avec leurs croyances spirituelles et religieuses, à mesure que les matières environnantes se différencient, minérales ou organiques.

« Quatre Etages » est une proposition conçue spécifiquement pour de petits espaces scéniques. Mais comme un espace, aussi restreint soit-il, ne peut amenuiser la profondeur des sentiments, c’est vers la nature et son immensité, que bien évidemment la danse se tournera, à la fin du dernier étage de ce programme, pour s’assurer de son enracinement, déployant la beauté simple d’une écriture minimale voyageant entre réalisme et poésie.

Quatre pièces courtes, nées de la volonté d’accompagner les petits lieux de spectacle vivant – de plus en plus nombreux à jouer l’option d’une programmation danse – dans leur tentative d’éducation et de constitution d’un public, de leur imposer un parcours initiatique, un chemin d’accès aux formes contemporaines, sensibles du mouvement et de l’émotion.

Maria-Daniella Strouthou

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Danse tout public
Danse tout public en Yvelines

Faire entrer la danse dans la cité, la mettre à la portée de tous : tel est le pari de Temps Danse 78. Une manifestation Yvelinoise qui encourage la création chorégraphique, mais vise, avant tout, à sensibiliser dans le présent et à consolider dans le futur un public pour la danse.

Temps Danse 78 fait partie des (rares) initiatives qui viennent répondre au besoin d’actions de pédagogie et de sensibilisation, capables de combler une lacune souvent ressentie dans ce domaine. Vaste travail, en effet, mené à bien par la Scène Nationale de Saint-Quentin-en-Yvelines en partenariat avec le Conseil Général du département. Sans oublier Philippe Tréhet, qui fixe, lors des Parcours-Découvertes, un troisième rendez-vous au public Yvelinois, scolaire ou adulte, novice ou avisé. Ainsi, en préambule au temps fort de sa nouvelle création, le chorégraphe et sa compagnie proposent une série d’ateliers, cours, répétitions ouvertes et rencontres-débats qui auront lieu sur et hors scène des quatre théâtres partenaires : l’Espace Maurice Béjart à Verneuil-sur-Seine, le Nickel à Rambouillet, le Théâtre Montansier de Versailles et le théâtre de Villepreux. Tous des lieux culturels qui entrent dans le bal sans grande expérience dans la programmation danse, peut-être, mais certainement, toutes portes ouvertes.

Danse à tous les étages

Temps Danse 78 a trouvé le complice idéal en la personne de Philippe Tréhet. Artiste associé au Théâtre de Saint-Quentin depuis trois saisons, riche de son expérience du Havre où il fut longuement installé, Tréhet a nettement choisi le parti de l’artiste impliqué dans la cité. Il anime l’aventure yvelinoise avec une disponibilité et une générosité rares. Non seulement il livre les clés de sa démarche lors des Parcours, mais il accepte en plus de s’exposer pendant la période fragile de la gestation du spectacle, de livrer l’intimité même de sa création. Cette année, il construit un édifice chorégraphique à Quatre-Etages, quatre univers semblables mais radicalement différents que les spectateurs sont invités à découvrir. Une visite guidée tout public, tel un élargissement d’horizon.

Maria-Daniella Strouthou

Temps danse 78, avec la Compagnie Philippe Tréhet. Quatre Etages de Philippe Tréhet, le 7 mars à 21h00 à l’Espace Maurice Béjart à Verneuil-sur-Seine, le 15 mars à 21h00 le Nickel à Rambouillet, le 18 mars à 20h00 au Théâtre Montansier de Versailles, le 22 mars à 20h30 au Théâtre de Villepreux. Rens. 01 30 96 99 00

Mars 2003
LA TERRASSE

Bernard Perrot, 

(Paris Normandie)

EN PREMIERE MONDIALE
La nouvelle création du Galet Gris

Comme dans sa dernière création « Hom E », Philippe Tréhet a choisi comme cadre de son nouveau spectacle chorégraphique une maison, dont les « Quatre étages » constituent un champ clos pour des relations humaines complexes et bouleversantes.

Dans sa nouvelle création, Philippe Tréhet invite le spectateur à visiter successivement les quatre étages d’une maison, du rez-de-jardin à la terrasse, un cadre qui lui permet de dresser un état des lieux des relations sociales. Les huit danseurs de la compagnie du Galet Gris ont invité un public de fidèles de la compagnie et d’amateurs de danse contemporaine à en gravir les étages successifs, en imagination cela va sans dire, à la découverte des mystères de la nature humaine et des liens qui unissent divers specimens d’humanité.

Relations humaines

Au rez-de-jardin, les huit danseurs expriment les relations des êtres humains avec les élèments de la nature : l’eau, l’air, la terre, en décrivant des mouvements amples et en jouant sur le poids de leurs corps. Ils cèdent la place à deux couples (successivement deux hommes, puis un homme et une femme), montrant la situation d’un individu désemparé, à qui un autre personnage (un ange ?) vient apporter son soutien, au figuré et au propre (en le portant, en l’accueillant sur son épaule, en le serrant dans ses bras… Ces corps à corps sont l’occasion de compositions sculpturales et de mouvements d’une richesse et d’une précision remarquables.

Les huit danseurs se retrouvent dans une scène finale qui constitue une sorte de rituel d’où jaillira la vie. Devant leurs congénères assis sur des chaises et des canapés, les personnages vont à la découverte l’un de l’autre, se confrontant successivement en un huis clos qui leur permet de matérialiser leurs relations par la danse. Occasion de pas-de-deux éblouissants dans lesquels les protagonistes, d’abord se défient, puis se confondent dans des étreintes d’une grande sensualité.

Message d’espoir

Une œuvre fascinante, qui se termine donc par un message d’espoir et montre qu’il ne faut jamais désespérer de la nature humaine. Le public a apprécié à sa juste mesure ce spectacle chorégraphique, coproduit par le Théâtre de Saint-Quentin-en-Yvelines, dont la réussite repose en grande partie sur la brillante exécution d’une compagnie partiellement renouvelée, venant d’horizons divers (le brésilien Sergio Cruz, l’espagnol David Rodrigo Balsalobre, le vénezuelien Willyo Rodriguez, l’israélienne Naama Crystal, l’australienne Suzanne Holden, et les françaises Dorian Cretey, Nadia Debuf et Florence Issembourg). L’accueil chaleureux que le public lui a réservé, promet de beaux jours à cette création du chorégraphe havrais, que la compagnie va présenter sur différentes scènes d’Ile-de-France (Saint-Quentin, Versailles, Rambouillet,…) de Loire-Atlantique et d’ailleurs.

Mercredi 26 février 2003